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Publié : 9 février 2009
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Dernière modification : 23 septembre 2013

Compte rendu de l’ouvrage de Capucine Cousin intitulé "Tout sur le Web 2.0"

Flux RSS, wiki, blog, réseaux sociaux, crowdsourcing, user centric, widgets, tag cloud, creative commons, long tail, power of us, mashup, social tagging,... La liste est longue et ne cesse de s’allonger en raison du dynamisme de jeunes start-up qui innovent sans cesse.

Mais quid de tous ces noms ? Cet ouvrage tente de nous frayer un chemin dans la jungle du Web 2.0.

L’avantage de cet ouvrage est qu’il met un nom sur de nombreux services du Web 2.0. Il nous en donne une définition et quelques applications mais n’attendez pas de longs développements de tous ces services surtout en 170 pages de ce tout petit format.

Malgré tout, le panorama offert est assez convaincant. Pour preuve le plan de ce livre :

- les sites de partages de vidéos,
- les sites de partage de photos,
- partage de musique : sites et radios,
- les blogs,
- les wikis,
- les médias. Le "citoyen-média", le journalisme participatif,
- les outils collaboratifs,
- les entreprises à la recherche de l’expertise des internautes,
- les réseaux sociaux sur le web,
- des problèmes juridiques inhérents au Web 2.0,
- les débuts du Web 3.0.

Ce vaste panorama offert par cet ouvrage, je vais tenter de le retranscrire en mettant en avant les services, les outils, des définitions et des personnages clés pour chaque chapitre de ce livre et parfois je ferais des impasses sur certains aspects du Web 2.0 mais sans conséquence sur la compréhension globale du fonctionnement de la toile. Tout en sachant que l’auteur n’a pas dépassé, très, voire trop souvent l’approche factuelle.

Introduction

Quel est l’attrait du web 2.0. ? Il s’agit de créer un internet participatif où l’internaute est un créateur de contenus [notion d’UGC (User Generated Content)], où il partage et où il collabore à des projets.

Tim O’Reilly a lancé ce concept en 2004. Mais on peut lui trouver d’autres noms suivant les auteurs Long Tail (Chris Anderson) ou Wikinomics (Don Tapscott).

On peut lui donner comme définition ou plutôt comme limites : Le Web 2.0 consiste à faire du web une véritable plate-forme d’application, rendue possible grâce aux évolutions du navigateur. Personnalisation de contenus, intégration de ses propres médias, partage avec d’autres internautes, co-conception de contenu en ligne...

I- les sites de partage de vidéos.

A part un historique et quelques astuces pour utiliser You Tube et Dailymotion et la présentation d’autres applications. Il n’y a pas grand chose à en tirer de notre point de vue professionnel sauf peut être en ce qui concerne les notions de droit.

L’auteur traite ainsi très rapidement de la solution fingerprint, qui consiste à protéger les contenus en ligne grâce à un tatouage numérique.

Elle finit ce chapitre par l’analyse de Vpod.tv qui permet de faire sa propre chaîne de télévision sur la toile.

II- Les sites de partage de photos

Idem que la partie précédente.

Exemples : Flickr, Picasa, Pikeo, ComBoost, ...

III- Partage de musique : sites et radios.

Ce chapitre commence par un avertissement : Attention le téléchargement gratuit en peer to peer de musique ou de films est illégal
sauf si ces fichiers sont libres de droits, bien évidemment. L’auteur cherche surtout à se protéger contre d’éventuelles poursuites tout en oubliant que le peer to peer est légal. C’est le contenu qui peut être illégal.

L’auteur nous présente tout de même un site de partage de fichiers sous licence libre : Jamendo, ainsi que des webradios en streaming ou services d’écoute (ex : Deezer).

IV - Les blogs.

Le Web 2.0 a pour symbole les blogs et les wikis. Dans ce chapitre consacré aux blogs, l’auteur nous présente un rapide historique des blogs mais aussi quelques astuces afin de rédiger son premier blog.

Comment choisir la bonne plate-forme d’édition de blogs ? Comment écrire sur son blog ?

A la fin de ce chapitre, l’auteur nous parle des blogs d’entreprise : rédaction, cadres juridiques, ... Mais également des blogs détournés par les entreprises afin de se faire de la publicité de manière détournée. : fake blogs, buzz marketing.

V- Les wikis.

Voilà l’autre symbole du Web 2.0. Il fut créé en 1995 par Ward Cunningham.

Il s’agit d’un outil de travail collaboratif. C’est un site web librement modifiable par ses visiteurs, sans difficulté technique et qui permet la libre circulation de l’information.

Ce nom vient d’un mot hawaïen wikiwiki qui veut dire "vite". Voilà résumé les avantages des wikis : souplesse et simplicité d’utilisation, faible coût de production et de maintenance.

Jimmy Wales fut l’un des précurseurs du développement des wikis. En effet, il créa Nupedia, en 2000, puis avec Larry Sanger, il créa Wikipedia en 2001.

Mais l’auteur s’attarde , rapidement, sur les polémiques et les évolutions actuelles de Wikipedia.

Enfin, pour clore ce chapitre, elle traite de la cartographie collaborative qui consiste à éditer une carte avec des recommandations d’internautes sur des lieux, des services, des commerces. Voici quelques exemples présentés dans cet ouvrage : DisMoiOu, Voozici, Justacoté, Wikimapia, ...

Enfin, tout dernier service présenté : Openstreetmap qui offre un accès en ligne à des données cartographiques dont l’exploitation est gratuite et qui se base sur les travaux collaboratifs des internautes.

VI- Les médias : le "média-citoyen", le journalisme participatif.

Ce projet part sur l’idée que le citoyen peut concurrencer le journaliste. La notion de journalisme participatif consiste à faire participer des internautes à un projet de journal en ligne encadré par une équipe de journalistes compétents.

les précurseurs furent J. de Rosnay et C. Revelli avec le site Agoravox, fondé en 2005.

Autres exemples : NewAssignment.net, Rue89, Backchich.info,...

Cela peut aussi être des agences photos collaboratives (souvent payantes mais à un moindre coût) : CitizenSide, istockphoto, Fotolia, ...

VI- Les outils collaboratifs.

Nombreux, voire pléthoriques sont les outils collaboratifs qui sont destinés à faciliter la vie des internautes. Ils sont destinés à lui faire gagner du temps : gestion des favoris ou marque-pages (ex : Del.icio.us, qui consiste à stocker ses favoris sur un ste web) ; les messageries instantanées améliorées (ex : Meebo, eBuddy, Mabber, ...) ; le microblogging (ex : Twitter) ; flux RSS (ex : Netvibes, ...) ; les plates-formes sociales de shopping ; les nuages de tags ( ) ; Mashups et API.

VII- Les entreprises à la recherche de l’expertise des internautes.

En se dotant d’un réseau social, une entreprise se met en danger. En effet, en permettant à ses clients de lui suggérer des améliorations pour ses produits ou ses services, elles s’ouvrent aussi à des critiques de leur part. Ce service peut aussi permettre de co-concevoir des produits entre l’entreprise et l’internaute.

En général, ces sites sont basés sur le modèle de social bookmarking de Digg, ce qui donne lieu à la création de digg-like car digg est basé sur un programme en open source.

C’est ce que l’on appelle le crowdsourcing (ou approvisionnement par la foule). Il désigne une sorte de marché qui est alimentée par des internautes et dans lequel les entreprises viennent y chercher des informations, des idées, des critiques, ...

Cette forme de travail collaboratif permet à certains internautes de faire valoriser leurs connaissances. En voici deux exemples dont l’un est d’origine française : Crowdspirit et MyFab.com.

C’est aussi le cas de plate-formes collaboratives américaines dans le domaine de la Recherche et du Développement, comme InnoCentive et Idea Crossing.

VIII- Les réseaux sociaux sur le web.

Le social Networking (service de réseautage social en ligne) est connu, du moins, pour ces quelques grandes applications comme :
Facebook, MySpace, hi5, Frienster, ...

Mais il existe aussi des réseaux sociaux professionnels comme : Linkedln, Viadeo, Xing, ... et aussi des réseaux sociaux à vocation locale comme Peuplade.

IX- Des problématiques juridiques inhérentes au Web 2.0.

Quelles sont ces problématiques ? L’auteur développe peu ces questions mais elle apporte quelques éléments de base. Ce sera à nous, professionnels, ensuite, de nous faire notre opinion par l’intermédiaire de notre veille professionnelle et de notre surf sur la toile.

Voici ces problématiques :

- protection des contenus,
- protection contre la diffamation,
- usurpation d’identité et e-réputation,
- encadrement juridique d’un blog d’entreprise,
- problème de l’identité numérique.

X- Les débuts du Web 3.0 ?

Il y a plusieurs pistes de réflexion autour de ce que serait ce Web 3.0 :

- un web sémantique,
- de nouveaux usages autour des services actuels du Web 2.0,
- émergence de réseaux sociaux mobiles,
- organisation de notre vie digitale.

Tim Berners-Lee (1, 2 : compte-rendu de son intervention en Ecosse par La République des lettres) est l’un des théoriciens du web sémantique. L’idée est de parvenir à un web intelligent, où les informations ne seraient plus stockées mais comprises par les ordinateurs, pour apporter à l’utilisateur ce qu’il cherche vraiment. Il permettra donc de rendre le contenu sémantique du web interprétable non seulement par l’homme mais aussi par la machine.

On devrait alors faire une recherche en langage naturel, faire une recherche intelligente sur la toile et le web passerait alors du statut de gigantesque catalogue au statut de guide intelligent.

Quelques initiatives sont en cours :

- WebContent, dirigé par Serge Abiteboul dans le cadre de l’INRIA,
- True Knowledge, recherche en langage naturel (2007, Royaume-Uni)
- Trulia, moteur américain spécialisé dans l’immobilier,
- Freebase,
- Twine.2008.