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Publié : 24 novembre 2013
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Dernière modification : 24 novembre 2013

GRPolDoc

Groupe Politique Documentaire : CR Réunion du 8 octobre 2013

Collège jean Zay – Le Houlme

Présents : Anne Andreucci, Marion Babka, Aurélie Balem, Sylvia Couvez, Marion Ducouret, Viviane Dupart, Anne-Frédérique Harter, Cécile Jouquan, Séverine Quero, Noémie Sénécal, Hervé Vandenhaute.

Point sur les productions écrites en cours

Construction de l’autonomie au collège :
Un article vient d’être publié sur ce thème dans la nouvelle rubrique consacrée à nos travaux, du site « Documentation Rouen ». Il reprend les écrits de Marion Ducouret, Viviane Dupart et Sophie Gohier.

Collaboration avec l’équipe Vie scolaire en collège :

Sylvia Couvez a écrit un texte sur son expérience commune avec le/a CPE autour de l’usage responsable des réseaux sociaux, expérience qui visait l’ensemble des classes de 5ème.
Marion Babka a rendu compte de deux expériences : une séquence également commune visant les classes de 3ème sur le thème, très proche, de l’identité numérique, thème évidemment très porteur pour une collaboration pédagogique, et la communication via un plasma.
Anne-Frédérique Harter travaille sur les autres types de collaboration possible : gestion de l’accueil et des espaces (thème également traité par Viviane Dupart), accueil des CM2, note de vie scolaire.
L’ensemble de ces travaux donnera lieu à une publication plutôt en fin d’année, quand certaines expériences auront été précisées et améliorées.

Aménagement des espaces au lycée :

Mokhtaria Mdjahri-Couteat va finaliser un écrit sur le réaménagement de l’espace CDI du lycée Corneille et témoignera, dans un second temps, sur sa démarche pour construire une réflexion commune autour de la politique documentaire.
Aurélie Balem a finalisé un texte sur son expérience (en cours) autour de l’aménagement, plutôt difficile, d’un CDI commun au nouveau lycée polyvalent de Gisors.
Laurence Ermel travaille, pour sa part, sur l’aménagement d’un espace (probablement virtuel) dédié aux élèves de la section professionnelle du lycée Galilée.

Tour de table sur les expérimentations envisagées cette année

Elles porteront principalement sur la construction de la politique documentaire, les liaisons inter-niveaux, mais aussi sur le numérique (formation, e-learning), la collaboration avec la vie scolaire, les équipes (décloisonnement, formation des enseignants...).

Viviane Dupart (Collège Gounod - Canteleu) :

  • Construction d’une politique documentaire dans le cadre de l’écriture du projet d’établissement.
  • Collaboration avec les CPE : établissement d’un tableau sur les missions communes et les passerelles entre ces missions. Noémie Sénécal (Collège Boeldieu - Rouen) :
  • Liaison école-collège : inclusion d’une classe de CM2 au collège, à raison d’une heure par semaine autour de la découverte du CDI et de jeux de culture générale.
  • Choix d’objectifs pour la politique documentaire.

Hervé Vandenhaute (Lycée des Métiers Georges Baptiste - Canteleu) :

  • Formation des équipes pédagogiques (et des élèves) à l’usage du numérique.
  • Recensement et mise en valeur de ressources numériques, notamment dans les disciplines générales, pour proposer des ressources à distance, les élèves ayant peu de possibilités de venir au CDI. Marion Ducouret (Collège Jacques Brel - Cléon) :
  • Liaison école-collège-lycée dans le cadre d’un réseau d’éducation prioritaire.
  • Enquête de satisfaction des usagers du CDI (réalisée chaque année).
  • Collaboration avec la vie scolaire.

Séverine Quéro (Collège Cours Notre-Dame – Rouen et LPP Sainte-Thérèse - Maromme ) :

  • Innovations pédagogiques autour de la dyslexie en collège.
  • Lancement d’une expérience de décloisonnement pour rendre l’élève acteur de sa formation, dans le cadre de la réalisation des dossiers, pour les élèves du lycée professionnel : crédit d’heures à passer au CDI utilisable librement par l’élève au long de l’année sur rendez-vous avec le professeur-documentaliste.
  • Réflexion à mener avec certains enseignants sur la classe inversée au CDI (préparation du cours au CDI à travers la recherche et la collecte d’information).
  • Mise en valeur des ressources professionnelles en LP.

Anne Andreucci (Lycée polyvalent Anguier – Eu) :

  • Réflexion sur les espaces et l’accueil pour attirer les garçons et les élèves de LP, sur les ressources avec un budget « livres » de plus en plus réduit.
  • Création d’un groupe de réflexion sur la politique documentaire.
  • Travail commun avec les CPE autour de la violence.
  • Développement de l’e-learning via des fiches pédagogiques sur e-sidoc, plus porteur que l’ENT Licorne, qui s’est révélé impraticable.

Aurélie Balem (Lycée polyvalent de Gisors) :

  • Usage du numérique : Écriture en Wiki avec les élèves.
  • Aménagement du nouveau CDI (suite et fin ?).

Anne-Frédérique Harter (Collège Jean Zay – Le Houlme) :

  • Liaison CM2-6ème avec la CPE (défi, cross, Presse, recherche documentaire au CDI...) pour attirer les élèves vers le collège, qui souffre d’une mauvaise image.
  • Optimisation des espaces.

Marion Babka (Collège Braque – Dieppe) :

  • Liaison Ecole-collège autour d’e-sidoc (défi préparé par les 6ème sur e-sidoc).
  • Collaboration avec la vie scolaire autour de l’identité numérique (suite).

Sylvia Couvez (Collège Victor Hugo – Caudebec-en-Caux) :

  • Construction de la politique documentaire via les réunions plénières ; travail en collaboration avec les équipes pédagogiques.
  • Uniformiser le travail (pédagogique ?) en 6ème et en 3ème dans le cadre de la SVT.
  • Recensement et mise en valeur de ressources numériques pour les élèves.

Cécile Jouquan (Collège Lucie Aubrac – Isneauville) :

  • Construction d’une politique documentaire dans le cadre de l’écriture du projet d’établissement.
  • Usage du numérique : écriture en wiki avec les 5ème, e-learning sur l’identité numérique avec les 4ème.

Pour rendre compte d’une au moins de ces expériences, chacun écrira un texte pour le Vendredi 18 Avril, en suivant la trame suivante :

  • Contexte de l’établissement (projet, élèves, usages du numérique et pédagogie documentaire)
  • Historique de la démarche : pour répondre à quels besoins, construite avec qui, avec quels moyens ? Temps passé.
  • Déroulement de l’expérience (avec qui, quels moyens, temps passé...). Mettre les documents de présentation de séquence en annexe.
  • Évaluation, analyse critique, dimension formative, réaction des élèves, des équipes, autres...
  • Ouverture, prolongement, améliorations à envisager...

Travaux de groupe sur la politique documentaire

Constitution de 3 groupes :

  • Un groupe « Collège traditionnel » : Sylvia Couvez, Anne-Frédérique Harter, Cécile Jouquan.
  • Un groupe « Collège ZEP/Eclair » : Marion Babka, Marion Ducouret, Viviane Dupart, Noémie Sénécal.
  • Un groupe « Lycée professionnel » : Anne Andreucci, Aurélie Balem, Séverine Quéro, Hervé Vandenhaute.

Réflexions autour de la mise en place d’une politique documentaire en lycée professionnel

D’une manière générale, la politique documentaire n’est pas impulsée par le chef d’établissement. Elle se met en place, à l’initiative du professeur documentaliste, de manière informelle en consultant principalement les collègues. Des habitudes peuvent alors s’installer et donner lieu à une formalisation de cette politique documentaire. Ainsi, le volet pédagogique est l’axe le plus abouti : les professeurs documentalistes forment les élèves de manière régulière, soit par le biais de parcours de formation, soit par des collaborations avec les enseignants. Cet axe est à présent bien accepté par les enseignants et bénéficie du soutien du chef d’établissement.
La gestion des ressources hors du CDI peut poser problème : pertes, gaspillage : livres achetés en plusieurs exemplaires par différents enseignants... Pour remédier à cette situation, le professeur documentaliste peut alors, si possible, proposer de gérer les budgets pédagogiques. Les enseignants passent leurs commandes auprès du professeur documentaliste. Ces acquisitions sont entrées dans le catalogue en précisant leur emplacement. Les ressources se trouvent ainsi mieux gérées.

Nous constatons que dans les lycées professionnels, l’axe des moyens est le plus déficient :

  • les enseignants s’impliquent peu dans les propositions d’acquisitions pour le CDI, à destination des élèves
  • Les espaces sont réduits
  • Les équipements sont insuffisants
  • Le budget est en baisse

Le lieu est également insuffisamment fréquenté par manque de motivation des élèves mais pas seulement. Les emplois du temps compacts laissent peu de temps libre aux élèves pour fréquenter le CDI.
Il est important de réfléchir, avec le chef d’établissement, et particulièrement les enseignants, à des solutions pour faciliter son accès, condition sine qua non à la construction de l’autonomie de l’élève.
Certaines pistes sont explorées telles que la mise en place d’un crédit recherche : un crédit d’heures à utiliser tout au long de l’année scolaire et destinées à des recherches pour la constitution de dossiers dont l’élève pourrait disposer quand il le souhaite. Il peut ainsi aller travailler au CDI, au lieu d’aller en cours. A lui, de rattraper le cours manqué.

Il faut également être vigilant à ne pas confondre le projet documentaire du professeur documentaliste et la politique documentaire même si certains éléments peuvent être repris. La politique documentaire doit répondre aux attentes des usagers mais aussi aux missions de l’établissement et au CDI, en particulier.

La politique documentaire doit permettre :

  • l’harmonisation, l’acquisition et l’accès aux ressources
  • d’organiser en particulier l’accès aux ressources numériques (gestion des ressources pédagogiques par le professeur documentaliste) à travers les réseaux, l’ENT, e-sidoc.
  • d’institutionnaliser le volet pédagogique
  • de résoudre les problèmes liés à la gestion du lieu. CDI utilisé occasionnellement pour un cours par un enseignant, faute de salle de classe, pour une salle d’études....

Elle doit également être le fruit d’une mûre réflexion après analyse de multiples expériences. Elle se construit peu à peu avec les différents acteurs de l’établissement : le conseil pédagogique, quand il existe dans les établissements, est sans doute un bon moyen de mobiliser les professeurs des différentes disciplines autour de la politique documentaire en abordant la question de la gestion des crédits, de l’inventaire des ressources dans les labos, de la satisfaction des usagers, de la sélection des ressources numériques et surtout de leur diffusion. Il en est de même lors des conseils d’enseignement où le professeur documentaliste est invité.
Le recours au conseil de vie lycéenne peut s’avérer intéressant pour mieux définir les besoins des élèves dans le domaine de la documentation.

La politique documentaire est avant tout une politique d’utilisation des ressources, comme le suggère Bertrand Calenge. Les axes de formation prioritaires en info-documentation à destination des élèves peuvent alors être inscrits dans le projet d’établissement dans un volet consacré à l’autonomie de l’élève, par exemple. Ce peut être l’occasion de faire connaître les objectifs pédagogiques en information documentation afin qu’ils soient connus par tous.

La politique documentaire doit émaner de la volonté du chef d’établissement même si le professeur documentaliste peut proposer son expertise.

Travaux du Groupe Collège ZEP/Eclair : un exemple d’enquête de satisfaction à personnaliser

Voir Document joint.

Réflexion autour d’une politique documentaire en collège traditionnel

Avec et pour qui construire une politique ?
L’idée du « Comité de pilotage » ne paraît pas très réaliste en collège, étant donné la difficulté à réunir les interlocuteurs possibles (enseignants, parents, élèves, vie scolaire et administration). Le cadre le plus propice pour la construire est celui de la construction du « Projet d’établissement », afin que ce soit le chef d’EPLE qui lance la réflexion et qu’un maximum d’usagers s’y impliquent.
Ensuite, pour la faire connaître et la faire vivre, on peut utiliser les réunions plénières, les conseils pédagogiques, les conseils d’enseignements (pour recueillir les besoins et projets des enseignants), en présentant ce qui est fait, et dans le but de recueillir d’autres idées...
Exemple (Sylvia Couvez) : un tableau de ce que l’on peut exiger d’un élève sur le plan documentaire (par niveau) peut être une base de discussion.
Une progression écrite des enseignements (en lien avec le socle commun et le B2I) est également un outil et une base de discussion utile avec les enseignants.
On peut également envisager des questionnaires, sondages (voir ci-dessus) à destination des élèves (avec des questions aux parents) et des enseignants, à l’aide de Limesurvey pour les adultes ou sur papier pour les élèves.
L’évaluation diagnostique à l’arrivée des élèves au collège ne semble pas très utile, les difficultés à ce niveau concernant plutôt la lecture et l’écriture et l’usage du numérique que strictement les compétences documentaires qui n’ont pas encore donné lieu à un enseignement spécifique très développé. Les premiers modules d’enseignement en 6ème permettent généralement de repérer rapidement les élèves en retard sur le plan numérique comme sur le plan de l’usage de la langue.
Le CA peut être l’occasion de faire connaître aux parents cette politique documentaire. Les journées de rentrée ou les réunions parents-profs l’occasion de faire visiter le CDI aux parents et de recueillir leurs impressions et leurs souhaits.

Quels sont les objectifs possibles de cette politique ?

La politique d’acquisition :

  • Anticiper les besoins en fonction des projets, des souhaits (des formulaires de suggestion au CDI, sur e-sidoc...)
  • Communiquer davantage sur le fonds (l’affichage est inefficace, mais table des nouveautés au CDI et en salle des profs plus opérant)
  • Gérer l’accès aux ressources numériques d’usage courant (par e-sidoc, par exemple)
  • Veiller sur des sujets intéressant la communauté (BO, Eduscol, sites et revues professionnels, etc)
  • Améliorer l’indexation en fonction des retours d’usage L’accueil :
  • développer le décloisonnement et le travail en groupe des élèves, en concertation avec les enseignants
  • sur les heures « ouvertes » (récréation, heures du midi..) en concertation avec les acteurs du foyer et des études surveillées

La formation :

  • B2I : qui fait quoi ?
  • Réflexion commune autour de la progression possible
  • Mise en relation avec les programmes de chaque discipline
  • Organisation d’ateliers et/ou création de tutoriels pour e-sidoc autour de sujets documentaires ou numériques
  • L’accompagnement des élèves :
  • Développement du travail accompagné et du e-learning dans certaines disciplines
  • Création d’ateliers facultatifs sur inscription autour d’apprentissages spécifiques (pour les enseignants et les élèves)
  • Suivi des élèves en difficulté numérique et soutien à l’aide d’outils numériques dans certaines disciplines

L’ouverture culturelle :

  • Création d’une équipe « Lecture » avec d’autres adultes pour sortir du couple « prof de lettres-doc »
  • Mise en place d’une action commune autour des médias et de la presse
  • Connaître l’ensemble des projets pour pouvoir mieux s’inscrire là où il y a des manques, des besoins de soutien (voyages, sorties, etc)
  • Mise en valeur d’une activité nouvelle en rapport avec un intérêt personnel

Quels sont les obstacles possibles à cette politique et les moyens de l’évaluer ?

  • Absence de moyens humains (personnel, compétences, temps) ou d’équipements numériques d’où la nécessité de faire des choix en fonction des priorités de l’EPLE
  • Absence de suivi régulier avec le chef d’EPLE peu impliqué
  • Difficulté à mesurer les résultats de cette politique, en dehors de :
    • une implication des enseignants plus sensible,
    • des statistiques de prêts et d’accueil,
    • une éventuelle évaluation diagnostique à faire en lycée en partenariat,
    • une amélioration sensible des capacités à travailler en autonomie,
    • un retour éventuel de fréquentation des bibliothèques locales.