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Publié : 15 juin 2015
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Dernière modification : 15 juin 2015

Le dispositif DCOL

un parcours personnalisé pour les élèves en difficulté

Problématique

Quelle est la mise en œuvre du dispositif DCOL au sein d’un collège REP+ en faveur des élèves qui n’ont pas obtenu le palier 2 ? Quels sont les bénéfices, les obstacles ? Comment le professeur documentaliste peut-il s’inscrire dans le cadre de l’accompagnement personnalisé en faveur des élèves en difficulté ?

Etat des lieux

Au collège Pablo Neruda, les élèves suivaient des ateliers de remédiation en petits groupes dans le cadre des PPRE passerelle (Programmes personnalisés de réussite éducative). Désormais ces ateliers, projets ou soutiens sont regroupés sous l’appellation « accompagnement personnalisé » et sont conduits par trois professeurs supplémentaires :

  1. Une professeure supplémentaire Sciences y compris en Mathématiques
  2. Une professeure supplémentaire Lettres et Humanités
  3. Une professeure supplémentaire Liaison école-collège et remédiation.

En AP, je ne me suis inscrit que ponctuellement dans le cadre de projets annuels : prix littéraires.
Les élèves de 6e bénéficient déjà d’un accompagnement personnalisé (aide individualisé) en petites groupes au collège Pablo Neruda labellisé Eclair et désormais REP+.
Avec la mise en place de la refondation de l’école, un dispositif nommé DCOL créé par le CNED est proposé à l’expérimentation aux établissements Eclair. Ce dispositif est destiné à remédier aux difficultés rencontrées par les élèves de 6e en mathématiques, français et anglais. Un professeur de chaque matière doit suivre un groupe d’élèves à raison d’1h30 par semaine. Parallèlement, un enseignant du CNED peut suivre à distance des élèves : il a alors une fonction de tuteur en plus de l’aide virtuelle sous forme d’avatar du nom de Tom.

Descriptif de l’action menée

Étant personne ressource de mon établissement, j’ai transmis les codes administrateurs de l’application aux personnes référentes de l’aide individualisée dans mon établissement : les trois professeures supplémentaires (français, mathématiques et liaison école-collège)
Les collègues ont demandé les autorisations écrites des familles et ont fait une déclaration auprès de la CNIL. Chaque famille doit donner son accord pour l’inscription de l’élève dans le dispositif.
Les professeurs supplémentaires ont pris en charge de petits groupes d’élèves (entre 6 et 10) et ont traduit sous forme de tableaux papier les parcours que devaient suivre les élèves sur DCOL allant d’une notion générale à une notion précise. Les élèves ont progressé mais les collègues ont suivi une formation auprès de Canopée sur l’usage de DCOL sur tablettes. Apparemment la prise en main de l’outil est facilitée par ce support mais cela reste à tester.
Dans le cadre des journées correspondants TICE, nous avons présenté cet outil aux collègues de l’académie. En effet, les collèges REP+ étant préfigurateurs des méthodes et outils à venir.

Bilan et perspectives

Négatif : l’ergonomie de l’application : en effet l’usage de la gomme, les hyperliens non intuitifs (clics et double clics) sont des freins à l’usage en autonomie de l’outil par les élèves.
Les exercices sont, selon mes collègues spécialistes de discipline, mal conçus et rébarbatifs et ne sont pas pensés en compétences. En aucun cas un élève de 6e en difficultés ne peut réaliser ces exercices en autonomie. Les élèves n’ont pas précisément leurs erreurs à la fin de l’exercice.
Les élèves ont eu beaucoup de mal à utiliser un autre identifiant et mot de passe que celui de l’ENT. Il n’y a pas d’articulations entre les ENT et cet outil national.
Les professeurs supplémentaires n’ont pas eu de formation à l’outil.

Positif : on peut proposer un parcours individualisé pour chaque élève et faire un suivi précis des erreurs de l’élève.
Les consignes sont sous forme écrite et sonore.
Le CNED devrait retravailler les exercices pour les adapter à un usage en autonomie. Le CNED fut très disponible pour répondre aux sollicitations des enseignants.

Perspectives

Les collègues m’ont sollicité pour être formé à l’usage d’autres outils et donc, l’an prochain, je travaille avec mes collègues professeurs supplémentaires et mes collègues de discipline sur les apports méthodologiques en matière de recherche et de culture de l’information pour les élèves de 6e/CM2 dans le cadre de l’AP.
Je vais me concentrer sur le niveau 6e pour lequel je dispense déjà une formation de 9 heures par élève et par classe avec une collègue de Lettres. Dans ce cadre, je vais pouvoir proposer, sans doute, une formation sur les outils numériques qui favorisent une différenciation des parcours mettant à profit mon expérience en pôle TICE Documentation.
L’accompagnement personnalisé est un des points forts de la nouvelle réforme au collège à raison de 3 heures en 6e et 1 heure par la suite pour les autres niveaux.
Afin de l’anticiper, je vois plusieurs étapes indispensables :
Dialoguer et se concerter avec les collègues afin de définir ensemble un ensemble d’objectifs communs pour nos élèves. Qu’attend-t-on d’un élève de 6e, de CM2 ?
Mutualiser les séances, les méthodes afin que chacun puisse s’en emparer et que chaque élève bénéficie d’un parcours personnalisé, certes, mais où subsistent les mêmes notions sur l’année. En effet, avec la multiplication des intervenants autour de l’AP et la disparition du Livret Personnel de Compétences, il est important de mutualiser nos méthodes d’évaluation et nos contenus. Je me suis penché sur différents outils numériques proposant, soit des parcours personnalisés, soit une participation active de la part des élèves mais je ne peux tous les tester et je ne suis pas spécialiste disciplinaire. On peut s’appuyer, notamment, sur les différents pôles TICE disciplinaires.
La plus-value du professeur documentaliste est donc, dans ce cas, de mutualiser les méthodes, les contenus ou les outils et de les proposer aux collègues dans le cadre de la politique documentaire.
Former les collègues sur différents outils qui proposent des suivis des évaluations des élèves (PE et collègue du second degré).
Mutualiser, pourquoi pas, les « bonnes pratiques » ou les contenus de l’A.P. sous forme d’E-Learning ou MOOC afin de disposer d’une banque de séances ou de cours numériques scénarisés à l’image de l’article de Séverine Quéro.
Dans le cadre de ma participation au comité technique des ENT, je vais proposer l’intégration d’outils numériques. Les élèves doivent pouvoir se connecter avec un seul identifiant et mot de passe quel que soit l’outil.

Veille et sitographie

Pour l’instant il n’y a pas de recul sur le sujet mais, cependant, on peut constater que les éditeurs s’intéressent de près à ce marché à travers les ENT : Paraschool, Neteduc, Learning apps, les ENT
Aux professeurs documentalistes d’être force de propositions pour proposer des ressources permettant de créer des parcours individualisés en fonction des difficultés des élèves tels que learning Apps.

Le site DCOL
https://www.dcol.fr/Identification/login.aspx?ReturnUrl=%2f

Le site académie en ligne
http://www.academie-en-ligne.fr/default.aspx